SUR LES TRACES DE MES HÉROÏNES DE VOYAGES…

J’aime les histoires, ou plutôt je devrais dire que je les adore !

Je me demande parfois où j’ai chopé le virus du voyage. Surement en découvrant les péripéties, les aventures et autres rencontres d’autres. Ces explorateurs, globetrotteurs, ces aventuriers parcourant le monde pour nous permettre à notre tour de découvrir ces contrées reculés

ou des lieux auxquels nous n’aurions pas penser aller. Elles et ils m’inspirent et me donnent encore et toujours l’envie de repousser mes limites et d’aller parcourir notre si belle planète,

voir même aller où d’autres ne sont pas ! Aujourd’hui, je vous propose de découvrir ces personnalités qui m’ont permis d’être d’une certaine manière ce que je suis en tant que voyageuse. Honneur aux dames, j’ouvre donc le bal avec 4 aventurières hors normes…

Attachez vos ceintures, décollage immédiat !

Nellie Bly, 1ère femme à avoir réalisé un tour du monde sans être accompagnée par un homme (1864-1922)

Ce petit bout de femme m’impressionne par se volonté de ne pas subir les conventions de son époque et de prendre sa vie à bras le corps. Et Je peux vous dire que sa vie est digne d’un roman, puisqu’elle débarque à Pittsburgh et fini par se faire embaucher par le journal « New York World » grâce à des reportages novateurs. Mais cette Globetrotteuse née se fait surtout remarquer quand elle décide de suivre les traces de Phileas Fogg, célèbre aventurier de Jules Verne, pour un tour de monde. Pari réussi puisqu’elle pulvérisera le record en 72 jours, 6 heures, 11 minutes et 14 secondes. Elle nous livre le récit de ses aventures et de nombreux détails croustillants et insolites dans son livre « Le tour du monde en 72 jours » (Edition Points).

Je vous le recommande vivement vous ne serez pas déçu du voyage et comme elle vous aurez peut-être l’envie de suivre ces pas.

« Mon tour du monde débuta officiellement le 14 novembre 1889, à 9h40 et 30 secondes »

Nellie Bly, « le tour du monde en 72 jours »

« On se demande de quel bois est faite cette jeune femme qui s’en va faire le tour du monde avec seulement un petit sac et la robe qu’elle porte sur le dos. Elle fait voler en éclats le romantisme en rendant la réalité plus désirable que nos rêves »

New York World Isabelle Eberhardt, La nomade du Sahara (1877-1904)

J’avoue que si ne devait en rester qu’une, ce serait Isabelle ! Cette femme au destin hors norme me fascine et vous allez comprendre pourquoi. Née à Genève, cette fille d'aristocrates russes exilés grandit dans un environnement multiculturel au cœur d’une famille recomposée, cosmopolite et disons le peu conformiste. Isabelle développe une envie intarissable de découverte et plus précisément une attirance qui vire à la passion pour le monde arabe et l'Islam. Elle devient polyglotte est apprend le Français, l'Allemand, le Russe, le Latin, l'Italien, un peu d'Anglais et l'Arabe. Elle entend parler pour la 1ere fois de l'Algérie par ses demi-frères engagés dans la légion militaire. A 20 ans, elle s’installe alors à Annaba avec sa mère qui souhaite se rapprocher de l’un de ses fils. Elle découvre un pays, une culture, une religion qui vont l'imprégner totalement. Et pour mener à bien ses expéditions et surtout pour se fondre dans le décor, elle a l’idée de se déguiser en homme vêtus d’un burnous, habit traditionnels des bédouins, et botte de cavalier. Isabelle Eberhardt sillonnera l’Algérie du Nord au Sud, d’Est en Ouest pour parcourir les immenses étendues sahariennes. Elle va surtout découvrir ces peuples du Sud qui seront les héros de ses écrits. Elle laisse de nombreux écrits et je vous recommande vivement de découvrir l’un d’entre eux, « Lettres et Journaliers » aux Ed. Actes sud ». Ses carnets de voyage compilent ses impressions de voyage nomade dans le Sahara. Je suis certaine qu’ils vous envouterons comme je l’ai été et qu’ils vous donnerons l’envie à votre tour de découvrir le grand sud algérien et plus particulièrement le Sahara.

« Moi, à qui le paisible bonheur dans une ville d’Europe ne suffira jamais, j’ai conçu

le projet hardi, pour moi réalisable, de m’établir au désert et d’y chercher à la fois la paix

et les aventures, choses conciliables avec mon étrange nature »

Isabelle Eberhardt, « Lettres et journaliers »

Alexandra David-Néel,1ère femme d'origine européenne à séjourner à Lhassa au Tibet (1868-1969)

Cette touche à tout, orientaliste, tibétologue, chanteuse d'opéra, féministe, journaliste, anarchiste, franc-maçonne, bouddhiste, écrivaine et exploratrice aura eu une vie bien remplie pour s’éteindre à 101 ans ! Le virus de l’aventure la prend à 15 ans quand elle décide de fuguer pour gagner le port de Flessingue en Hollande pour essayer d'embarquer vers l'Angleterre. Peine perdu, le manque d'argent l'oblige à renoncer. Mais cette obstiné n’en restera pas là et c’est mon mari Philippe Néel de Saint-Sauveur qui deviendra son mécène et qui financera toutes ses expéditions. Elle a une inclinaison pour l’Asie : Le Japon, la Corée, La chine et surtout le Tibet donc elle sera la 1ere femme à y séjourner. Pour pouvoir découvrir la Cité Interdite de Lhassa, comme Isabelle Eberhardt, elle se déguisera en mendiante allant même pour ne pas se faire repérer ne pas emporter elle son appareil photo et de matériel de relevé. Elle cache toutefois sous ses haillons une boussole, un pistolet et une bourse avec l'argent d'une éventuelle rançon. Elle y restera 2 mois durant lesquelles elle visitera la ville sainte et les grands monastères environnants. Pour ne pas en perdre une miette, je vous recommande de dévorer son livre « Voyages d'une Parisienne à Lhassa » aux Ed. Plon, dans lequel elle décrit avec enthousiasme son entrée à Lhassa et sa visite du Potala. De quoi partir en expédition daredare…

« Pendant des jours, nous marchions dans la demi-obscurité d'épaisses forêts vierges, puis, soudain, une éclaircie nous dévoilait des paysages tels qu'on n'en voit qu'en rêve…. Nous regardions cet extraordinaire spectacle, muets, extasiés, prêts à croire que nous avions atteints les limites du monde des humains et nous trouvions au seuil de celui des génies. » Alexandra David-Néel « Voyages d'une Parisienne à Lhassa »

Linda Bortoletto, celle qui a tout plaqué pour vivre son rêve

En lisant la préface de son livre « Là ou je continuerais d’être » aux Ed. Le Passeur j’ai totalement fondu en larmes. Surement parce que ces quelques lignes ont trouvés une résonance toute particulière en moi. Comme Linda Bortoletto, j’ai perdu mon papa il y 3 ans et ce douleur événement à totalement conditionné mon existence. Comme elle, je me suis levée un matin

en quête de sens. Linda est allé plus loin puisqu’elle, a tout plaqué une vie confortable, un mari

un boulot pour enfin une vie qui lui ressemble vraiment et surtout vivre pleinement ses rêves.

Son parcours fait de rencontres et de voyages m’a montré la voie et le chemin à prendre mon continuer mon petit bout de chemin. Elle m’inspire ça c’est sur mais plus que tout c’est la force intérieur et surtout cette plénitude et paix intérieur qu’elle a trouve sur le chemin que j’admire…

Un voyage pour se retrouver soi à travers les autres ! Belle démarche que je suggérer

de découvrir…

« Voilà pourquoi à 30 ans, j'ai décidé de construire des projets "au-delà de toutes frontières'', réaliser mes rêves et explorer le monde, les autres et moi-même. »

Linda Bortoletto

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